aérien et tourisme lointain, deux boucs émissaires (trop) faciles…

Mais les cycles d’innovation sont parfois lents. Un rythme en décalage avec l’impatience légitime et l’exigence de résultats des citoyens.

Cela, cependant, ne justifie pas cette volonté absolue, d’imposer ce corpus d’idées comme la norme.
Le fond est acceptable. La forme est beaucoup plus discutable.

On le voit bien que toute autre façon de penser ou le simple fait d’émettre des idées différentes indispensables à un débat, le propre de toute démocratie en bonne santé, est pointé d’un doigt accusateur.

Idées édictées comme la norme et qui ne doivent souffrir d’aucune contestation.

Henri Laborit dans son célèbre essai l’Eloge de la fuite, publié en 1976, mettait déjà en garde contre toute société qui impose et assoit sa légitimité sur ses valeurs hiérarchisées et dominantes.

Il faut s’alerter que  »de purs jugements de valeur d’une société donnée à une certaine époque, sont élevés au rang d’éthique, de principes fondamentaux, de lois universelles, alors que ce ne sont que les règlements de manœuvres utilisés par une structure sociale de dominance pour se perpétuer, se survivre » écrivait-il.

C’est pourquoi nous devons être extrêmement vigilants.

Il nous faut réagir en intervenant dans les médias pour faire entendre notre point de vue, un autre son de cloche et rétablir un minimum de vérité et nous mobiliser.

Si nous avions un brin de provocation, la tentation serait grande d’aborder le sujet de la façon suivante :
En quoi les vacances au ski, par exemple, sont-elles davantage ecocompatibles ?

Le simple fait que ce soit local n’est pas un gage en soi de voyage propre et responsable. Mais ne tombons pas dans ce piège dans lequel certains souhaitent nous entraîner.

Piège qui est d’opposer voyage local et voyage lointain par exemple. Un antagonisme qui n’a pas lieu d’être puisque les arguments sont irrecevables entachés de ce biais de raisonnement.

Chacun est libre de passer les vacances qu’il veut. A la condition de ne pas biaiser la réalité sur l’autel d’une doxa qui veut dicter sa façon de vivre au prix de n’importe quelle contre-vérité.

Le plus important pour l’heure est de se mobiliser contre cette doxa qui progresse et s’impose insidieusement dans les esprits.

Et menace dangereusement le monde du tourisme et nos professions.



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