« C’est définitivement terminé »… Et si le phénix renaissait depuis l’Espagne ?

Celle desservant la ville du vice ne tiendra que quelques semaines, avant de fermer.

« Nous n’avions parfois pas plus d’un tiers de l’avion plein, c’était une catastrophe. Nous avions proposé l’Île de la Réunion, mais sans retour, » se plaint l’ancien salarié.

De mauvais choix en mauvais choix, OpenSkies creuse sa tombe.

En tout, près de 250 millions euros ont été dépensés par IAG pour maintenir à flot la compagnie, sur 12 années. Une somme exorbitante à relativiser par rapport aux financements accordés par l’Etat pour Air France ou Corsair.

Malgré tout, la low cost avant de péricliter a fait un dernier baroud d’honneur.

« C’est dommage, car sans fanfaronner en février 2020, nous faisions un très bon mois. Historiquement parlant, février 2020 restera pour OpenSkies sa meilleure performance.« 

Puis la covid est arrivée et vous connaissez le reste de l’histoire.

Toutefois, le clap de fin économique et légal ne sonnerait pas totalement le glas des ambitions d’IAG pour la France.

Alors que les propriétaires ont cherché, en vain, tout au long du 2e semestre à céder les actifs de la société (dont deux avions), il n’a jamais été question de vendre la marque.

« Autant la direction a mis fin à la société OpenSkies, autant il est bien stipulé que la marque (Level, ndlr) existe toujours et elle n’est pas à vendre,« nous rapporte l’ex-salarié.

Derrière cette volonté de ne pas voir disparaître son bébé des radars, le groupe IAG aurait-il une idée derrière la tête ? Rien n’est moins sûr, car Level Espagne existe toujours et devrait prendre un peu plus d’indépendance et d’épaisseur.

De plus, à l’heure où nous écrivons ces lignes le site internet français de la compagnie n’est pas déconnecté et il n’y a aucune mention de l’arrêt des opérations.

Et les vols depuis Barcelone sont directement proposés aux internautes (voir capture écran). La low cost repartirait-elle depuis l’Espagne ?

« Si les vols sont terminés pour la structure française, nous ne serions pas étonnés de voir Level Espagne opérer des vols depuis Paris.

Puis même si tout le monde dit que les créneaux nous appartenaient, rien n’empêche IAG de les redistribuer à d’autres compagnies du groupe. »

Sur les 180 salariés, quelques-uns sont encore présents dans les bureaux parisiens de Level pour mener à bien la liquidation et peut-être assurer une présence en vue de faire renaître le projet sur les cendres d’OpenSkies.

Pour le moment, la direction n’a pas répondu à nos sollicitations…



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