Il faudra être « majeur et vacciné » pour voyager…

Mais en admettant que nous y ayons répondu plus ou moins favorablement, il reste celles encore plus ardues de la méthode.

Elles sont principalement au nombre de deux. D’abord le choix des populations prioritaires qui ne manquera pas de faire débat. Ensuite celui du caractère obligatoire ou non du vaccin, le point d’achoppement majeur.

Il y a aujourd’hui en France une fronde anti-vaccination (*) qui ne cesse d’augmenter. Plus d’un Français sur deux (56%) se dit contre les vaccins, quels qu’ils soient.

On a oublié l’expression « Je suis majeur et vacciné » quasiment tombée en désuétude et qui signifiait qu’on était un adulte responsable, en mesure de résister et de faire face aux infections les plus redoutables…

Des infections qui pendant des décennies ont ravagé le genre humain. Beaucoup sont toujours actives et d’autres résilientes. Qui se souvient encore de la variole et de ses pustules hautement contagieuses ? Apparue au XVIIIe siècle, elle est responsable de 300 millions de morts au cours du seul XXe siècle !

Et cela n’est pas si vieux puisque le dernier cas a été recensé en Somalie dans les années 70, même si la maladie est considérée par l’OMS comme éradiquée, depuis.

Oui, la vaccination est une chose sérieuse. Elle a permis de sauver des millions de vies et ceux qui prétendent le contraire avec des arguments fallacieux ou complotistes sont, au mieux de doux rêveurs et au pire des adeptes du complotisme et des fake news qui se répandent comme une traînée de poudre…

Avant l’avènement de l’épidémie, certains pays exigeaient déjà un certificat de vaccination (fièvre jaune, par exemple) pour franchir leurs frontières. Qui s’offusque aujourd’hui de l’obtention d’un visa pour voyager ? Pourquoi n’en serait-il pas de même d’un vaccin qui permettrait en théorie de franchir de nouveau les frontières européennes (en attendant mieux) en toute quiétude ?



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