les salariés ont réalisé une opération coup-de-poing à la Direccte (Vidéo)

« Nous concluons de ces discussions et de la situation, que les employés ont des consignes du ministère du Travail et de l’Economie, pour homologuer à la chaîne les PSE, quand le minimum légal est fourni par l’entreprise, » déplore l’élu du CSE.

Toutefois, les salariés ont pu apprendre que l’instance vérifie actuellement que les moyens du groupe, les 92 millions d’euros reçus par TUI France, sont en corrélation avec le plan social mis en place.

« Nous saurons si les 9 mois de congés de reclassement suffisent pour les plus de 50 ans, mais surtout si l’entreprise à les moyens de mettre plus, aussi pour les 10 000 euros du budget de formation, etc, » explique Razkallah Lazare secrétaire général (CGT) du Comité social et économique (CSE).

Avec un tel remue-ménage, le dossier de TUI France figure en haut de la pile, une place d’honneur qui ne satisfait pas les représentants du personnel.

D’ores et déjà de nouvelles actions sont prévues.

« Le 30 septembre 2020 une délégation du CSE sera reçue au Sénat sur le thème : l’utilisation de l’argent public par TUI France pour licencier 600 salariés.

Et le 7 octobre 2020, nous ferons la présentation du rapport d’expertise social d’Apex qui nous suit pour ce PSE, » rapporte Razkallah Lazare.

D’autant que ce PSE ne daterait pas d’hier et n’aurait pas été provoqué par la crise sanitaire.

« En janvier, la direction a fait un appel d’offres avec des cabinets de reclassement, pour un plan de départ volontaire qui concernait alors 300 salariés. Le budget validé pour ces 300 salariés a été reconduit pour 600.

Nous espérons maintenant que la Direccte va se bouger, car nous allons le dénoncer tout ça auprès des Sénateurs, » conclut le représentant syndical.



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